« Pour nos combats de demain, pour un monde plus libre, plus juste, plus égalitaire, plus fraternel et solidaire, nous devons maintenir vivante la mémoire de nos luttes »

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De quoi la relation Chine – Amérique latine est-elle le nom ?

Par Frédéric Thomas  |  23 décembre 2012     →    Version imprimable de cet article Imprimer

L’histoire s’accélère. Alors que l’expression « Chinafrique » est née avec le nouveau millénaire, l’accroissement exponentiel des relations entre la Chine et le sous-continent latino-américain ces dernières années renforce les interrogations sur la place et le rôle du modèle chinois dans le monde.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et donnent le vertige. En quelques années, la Chine a acquis une position stratégique et privilégiée en Amérique latine. Ainsi, entre 2000 et 2009, la part des importations argentines en provenance de la Chine a pratiquement triplé (de 4,6 à 12,4%) tandis qu’elle a été multipliée par six pour le Brésil et le Mexique (de 2,2% à, respectivement, 12,5% et 13,9%) [1]. De manière globale, « entre 2001 et 2009, les importations chinoises en provenance de l’Amérique latine passent de 6,7 à 64,4 milliards de dollars, et les exportations chinoises vers la région, de 8,2 à 57,1 milliards de dollars » [2].

À y regarder de plus près cependant, se dessine une double concentration ; en termes géographique et de produits. Selon le dernier rapport de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes des Nations unies (Cepal), en effet, pour la période 2005-2008, « cinq pays représentent en moyenne quasiment 86% de toutes les exportations de la région : le Brésil (33%), le Chili (25%), l’Argentine (12%), le Mexique (9%), et le Pérou (7%) (...). Les importations régionales de biens en provenance de Chine sont encore plus concentrées ; en Amérique latine et dans les Caraïbes, le Mexique est le plus important importateur, avec un quota de 48% des achats totaux de la région au pays asiatique, suivi du Brésil (20%), de l’Argentine (6%) et du Chili (6%) » [3].

De plus, dans pratiquement tous les pays du continent, 80% des exportations vers la Chine se réduit à seulement cinq produits. Ce pourcentage dépasse même les 90% en Argentine, au Chili, à Cuba, en Colombie. Il s’agit principalement de produits marqueurs d’une certaine place dans la production nationale et dans la division internationale du travail.

Ainsi, entre 2006 et 2008, le soja et ses produits dérivés (huile) représentent 55% du total des exportations argentines – 46% pour l’Uruguay et 23% pour le Brésil – à destination de la Chine. Le cuivre représente 81% du total des importations chinoises en provenance du Chili (39% en provenance du Pérou), tandis que le pétrole brut concentre au moins la moitié des exportations du Venezuela, de la Colombie et de l’Équateur (94% pour ce dernier pays) [4]. Alors que l’Amérique latine s’est transformée en principal fournisseur de cuivre et d’huile de soja pour la Chine, celle-ci devenait le premier ou deuxième destinataire des exportations brésiliennes, chiliennes et péruviennes.

Cette nouvelle situation reproduit, toutes proportions gardées, les réflexes, peurs – envers le « péril jaune » – et appréciations antagonistes (entre opportunités à saisir et nouveau problème à affronter) qu’a suscitée la percée de la Chine en Afrique [5]. Nous allons nous intéresser surtout à la physionomie de ces relations Chine – Amérique latine, en les réinscrivant dans les débats qui agitent les mouvements sociaux sud-américains (puisque, mis à part le Mexique, c’est dans cette partie du continent que se concentre l’impact chinois).

Chine – Amérique latine : un débat partiel et partial

À lire la masse d’articles et d’analyses, les questions que soulèveraient les relations entre la Chine et l’Amérique latine, ces dix dernières années, seraient principalement d’ordre macroéconomique – voire technique – et géostratégique. Il est question de balance commerciale, de croissance, de la différence des taux de change (avec la sous-évaluation du yuan chinois), d’investissements, etc. D’autre part, on parle de l’implantation chinoise en termes de concurrence et de compétition, de « partenariat stratégique » ou de coopération Sud-Sud.

On s’interroge sur les réactions des États-Unis et de l’Europe – la place que prend la Chine sur le continent se faisant largement à leurs dépends – et chacun de redessiner la configuration des forces au niveau mondial. Toute cette littérature se cantonne aux Sommets, G20, Mercosur et autres espaces officiels internationaux, comme si ces débats étaient purement académiques ou diplomatiques. L’encéphalogramme désespérément plat de telles discussions ne paraît alors s’agiter qu’à évoquer le mythe du « péril jaune ».

Difficile en tous les cas de voir, depuis ces hauteurs, derrière les chiffres ou au creux des courbes de croissance, qu’il y a des hommes et des femmes, des projets et des choix de société en jeu.

A en rester à un tel degré de généralité, au niveau macroéconomique, on risque fort de réduire le débat à quelques intérêts étatiques ou diplomatiques, en passant à côté ou en occultant les aspérités, conflits et acteurs divers.

On en vient alors à évacuer ou à fausser toute une série de questions, qui sont pourtant au cœur de la relation Chine – Amérique. Et peut-être la première question concerne-t-elle la nature de la relation elle-même ? Comment caractériser le rapport entre le géant asiatique et les pays latino-américains ? Nous tenterons d’apporter des éléments de réponses en cernant les contours et enjeux de la question et en évitant les réponses manichéennes, superficielles ou fétichistes.
 
Un nouvel impérialisme ?

Il convient tout d’abord de réaliser que l’interrogation n’est ni gratuite, ni neutre, et ne renvoie pas une réponse uniquement académique ou scientifique. Elle suppose, au contraire, un positionnement aussi de type politique, soit une interprétation de la « liberté » du marché, de l’histoire, de la démocratie, etc. Il faut ensuite se défaire de présuppositions et d’oppositions toutes faites.

Que le monde soit plus multipolaire aujourd’hui ne signifie pas automatiquement qu’il soit plus égalitaire. De même, n’y-a-t-il pas à « choisir » entre l’impérialisme chinois ou l’impérialisme américain, par exemple ; comme si l’existence de l’un présupposait l’absence de l’autre ou en relativiserait son impact. Enfin, il faut rappeler cette évidence que si l’impérialisme est un rapport social, cristallisé historiquement autour de quelques pays du Nord (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Belgique, etc.), il ne rend pas impossible la reproduction de sa logique, autrement et à d’autres échelles.

Ainsi, la position de la Chine, au Sud ; son statut (discuté) de pays en développement ; sa prétention (litigieuse) tiers-mondiste et son gouvernement (officiellement) communiste imposent de recontextualiser le débat, mais ne constituent pas une garantie naturelle contre toute relation de type néocoloniale.

Si la question revient avec insistance à propos de la Chine en Amérique latine, ce n’est pas seulement ni même principalement en raison de l’asymétrie des forces, mais en fonction du schéma d’échanges économiques.

De quoi s’agit-il ? D’une double asymétrie en fait. D’une part, alors que l’Amérique latine « ne représente que 9,4% des exportations chinoises et 6,5% de ses importations, en revanche, la Chine est devenue en 2009, la première destination des exportations brésiliennes et chiliennes, la deuxième de l’Argentine, du Pérou et du Vénézuela. La Chine est aussi le deuxième fournisseur du Brésil, du Chili, du Pérou, du Mexique et de la Colombie, le troisième de l’Argentine, du Vénézuela et de l’Uruguay) » [6].

D’autre part, alors que les matières premières et les produits agricoles de base des pays latino-américains constituent l’essentiel de leurs exportations, la Chine leur exporte des produits manufacturés. Ainsi, les exportations du Brésil en 2008, pour prendre un exemple, étaient composées à 77% de produits de base [7]. D’où la crainte exprimée par la Cepal d’une « reprimarisation » de l’économie des pays concernés (l’autre crainte étant celle de la désindustrialisation [8]).

La part des matières premières dans les exportations du continent est ainsi passée de 27% au début des années 80 à 40% en 2009, et la Chine est un « facteur clef de l’actuel processus de "reprimarisation" du secteur exportateur d’Amérique latine et des Caraïbes » [9]. Les spécialistes s’accordent cependant à voir dans « l’effet Chine » un facteur aggravant, accentuant et renforçant une dynamique, plutôt que la cause de ce phénomène.

La « reprimarisation » a son origine dans la matrice latino-américaine « du modèle primaire extractif et agro-exportateur » [10], à partir de laquelle il participe à l’économie mondiale.

Qu’est-ce qui rend ce modèle économique si problématique ? Le fait que les matières premières connaissent de grandes fluctuations de prix et de demande au niveau du marché mondial, sur lesquels les pays producteurs n’ont quasiment aucun contrôle. La dépendance et la vulnérabilité de ces économies sont d’autant plus importantes qu’elles sont basées sur quelques produits, eux-mêmes monopolisés par des acteurs nationaux – grands propriétaires terriens, haute bourgeoisie, etc. – alliés à des multinationales (aujourd’hui, par exemple, une dizaine d’entreprises transnationales contrôlent le marché mondial de l’agrobusiness).

Or, ce modèle reconduit et reproduit le mode de production colonial. Celui-ci est basé, dans les pays « périphériques », sur la double exploitation d’une main d’œuvre locale sous-payée (ou non payée lors de l’esclavage) et de (mono)cultures et ressources naturelles – sous la forme de mines et de grandes plantations (les latifundium en Amérique latine) –, d’autre part.

La production, aux mains d’une oligarchie, est orientée vers l’exportation – le « centre » – (le pays colonisateur) où les produits sont alors transformés, manufacturés et revendus, en générant un maximum de bénéfices. Ce modèle est tout à la fois inégalitaire (il génère une majorité surexploitée d’un côté, et une minorité très riche de l’autre), destructeur de l’environnement – (monocultures intensives en pesticides), mines polluantes, déforestation, etc. – et asymétrique au niveau des échanges commerciaux.

Ces dernières années, la demande chinoise de matières premières pour assurer son développement, la crise du marché international ont conjugué leurs dynamismes et réactualisé ce modèle économique. Une telle configuration pèse plus lourd que les (prétendus) souhaits du gouvernement chinois d’établir des rapports d’égalité et d’amitié : « Si la Chine continue à placer l’accès aux matières premières au-dessus de tout le reste, elle se comportera chaque jour davantage comme les anciennes puissances coloniales » [11].

La relation Chine – Amérique latine et la question du « développement »

Les relations commerciales avec la Chine ont donc accentué une tendance endogène lourde, critiquée et combattue par les mouvements sociaux sud-américains. Ceux-ci ont cherché à mieux définir la part de continuité et de nouveauté dans les politiques en vigueur et ont eu recours à des expressions comme « État néo-développementaliste » ou « État compensateur ». Il s’agit de mettre en évidence le paradoxe d’une reconfiguration de l’État, qui, loin d’être opposé au marché (comme dans la vision libérale classique), le soutient afin d’assurer son « bon » fonctionnement dans une perspective de « développement ».

Or, c’est justement en remettant en cause ce terme, qui semblait être naturel, en tous les cas consensuel, qu’a pu être mis à nu les enjeux, contradictions et oppositions d’un processus dont les relations avec la Chine sont comme le prolongement.

Ce que, dans les discours officiels latino-américains, on appelle « développement », c’est un « tout à la croissance », la défense prioritaire de taux de croissance positifs (et plutôt à deux chiffres).

Ceci est une stratégie mondiale partagée aussi bien par la gauche que la droite, par le gouvernement chinois et le nouveau président français, avec son Pacte pour la croissance en Europe.

Il convient d’ailleurs de se demander si la croissance ne prolonge pas le rôle que le « Progrès » a joué au 19ème siècle ; à savoir celui d’un mythe mobilisateur légitimant à peu près tout et excusant le reste. Le consensus de la croissance propre à l’ensemble des gouvernements du continent sud-américain repose sur un modèle d’accumulation de richesses basé « en grande partie sur l’exploitation et sur l’exportation des ressources naturelles » [12].

Les désaccords, qui distinguaient les gouvernements de gauche (majoritaire maintenant sur le continent) et de droite, concernaient la forme que devait prendre ce processus – privatisation, nationalisation, partenariat privé-public, implication des multinationales – et la redistribution (ou non) des bénéfices – pour financer des programmes sociaux de lutte contre la pauvreté ou au bénéfice du capital transnational.

C’est dans ce cadre qu’on a pu parler, à propos des gouvernements de gauche au Brésil, au Pérou, au Venezuela, ... d’« États compensateurs », caractérisés par l’existence d’un État actif, mobilisé dans la « défense de la croissance économique comme moteur du développement, qui se baserait particulièrement sur deux piliers : les exportations et les investissements [dans les matières premières] » [13], et qui offrirait en retour des compensations.

Ce « néoextractivisme progressiste » reprend, à partir d’une nouvelle articulation, les idées traditionnelles du développementalisme sud-américain, en ne mettant pas en question « la croissance comme objectif, ni l’extractivisme comme moyen » [14].

La manne de recettes que de tels projets garantissent pour le financement des programmes sociaux constitue un facteur de légitimation clé. L’effet compensateur tient alors, d’une part, au fait que ces politiques sociales sont subordonnées aux objectifs macroéconomiques, d’autre part, au jeu d’équilibre que l’État doit réaliser entre le soutien à ce mode d’accumulation et la tentative d’en réguler ou d’en amortir les effets les plus négatifs, à travers des compensations économiques aux dégâts et impacts négatifs.

L’effet combiné de la demande importante et continue de matières premières de la part de la Chine, des prix élevés sur le marché international et des recettes facilement et massivement générées par ces investissements est de repousser toute remise en question d’un tel développement et de décourager la recherche d’alternatives et les tentatives de diversification de l’économie.
 
Avenir des relations Chine-Amérique latine au regard des mouvements sociaux

Mais ces dernières années, ce consensus a été mis à mal. C’est que les contradictions, limites et impacts négatifs d’un tel développement sont de plus en plus évidents. Les relations avec la Chine, censées dégager au moins partiellement l’Amérique du Sud de l’influence encombrante des États-Unis, reconduisent le même paradigme de dépendance et d’inégalités qu’il s’agit justement, pour nombre de mouvements sociaux, de briser. Or, les programmes sociaux et les promesses d’avenir compensent de moins en moins les tendances autoritaires, la ségrégation sociale et la dégradation de l’environnement inhérents à un tel modèle.

La logique des compensations vient buter sur quatre limites, liées entre elles. La première est une limite « naturelle ». Les terres et ressources naturelles existent en quantités limitées ; leur rareté accentue la pression sur celles encore non exploitées et rend de plus en plus visible le point de non retour que nous risquons toujours plus vite d’atteindre.

La deuxième est une limite démocratique, dans la mesure où les populations concernées exigent de plus en plus d’être consultées sur les choix opérés et l’usage de leurs terres, dans un contexte où certains groupes sociaux comme les indigènes et les paysans ont pris amèrement conscience que leur mode de vie et de production est menacé par ce développement, à travers la contre-réforme agraire, la déforestation, etc.

La troisième limite est éthique : l’idée que tout peut être monnayé, compensé, transformé en simple calcul ou rapport managérial « win-win  », est de plus en plus rejetée. La dégradation ou disparition d’un environnement – parfois sacré pour un peuple indigène –, base d’un mode de vie et d’une culture, ne peut pas être compensée. Conséquence et moteur de ces limites : les conflits. Ceux-ci n’ont cessé de croître et de se radicaliser au fur et à mesure que les dégâts devenaient plus visibles. Et qu’il devenait plus évident aussi que ce développement profitait essentiellement à un groupe restreint et privilégié. Aujourd’hui, ces conflits que l’on nomme « socio-environnementaux » – conflits autour des ressources naturelles et de l’accès, du contrôle et de l’usage des terres – sont les plus importants sur le sous-continent.

Peu de temps après la clôture de Rio+20 (et la confirmation de son échec annoncé) et alors que la Chine propose un traité de libre-échange avec le Mercosur, s’interroger sur la physionomie de la relation Chine-Amérique latine, c’est donc redéployer la carte des relations internationales. Celles-ci ne passent pas tant entre des blocs homogènes – la Chine, le continent latino-américain, l’Europe –, qu’entre des projets de sociétés antagonistes et des acteurs opposés au sein de ces « blocs ».

Cette carte redessine la géographie de la puissance et des richesses, où des zones, des activités économiques et des élites sont intégrées directement et verticalement au marché international, tandis que l’immense majorité est comme soldée.

Relue à partir des conflits et résistances qu’elles génèrent, les rapports Chine-Amérique latine apparaissent pour ce qu’ils sont ; le miroir grossissant d’un modèle mondial, qui produit et reproduit les inégalités, les désastres écologiques, la contre-réforme agraire à travers l’expropriation des terres agricoles... et les fausses solutions.

Il faut, comme nous y invitent notamment les mouvements sociaux latino-américains, revenir aux racines du problème, en posant quelques questions simples. Pour quoi et pour qui de telles relations ? Expriment-elles une stratégie intelligente, une économie appropriée, une politique juste et égalitaire ? À qui cela profite-t-il ?

Pas aux communautés paysannes – chinoises et sud-américaines – et à l’immense majorité de la population en tous cas. Pas plus à l’environnement, la santé publique et la souveraineté alimentaire [15].

En réalité, ces relations ne servent que les intérêts de classes privilégiées, partenaires aux intérêts communs, réunis au sein d’une même course effrénée à l’enrichissement. Dès lors, pour que les relations Chine-Amérique latine changent, il faut que se transforment les rapports de force au sein de ces pays et que se dégagent des voies alternatives au modèle de développement dominant.

C’est ce à quoi travaillent les mouvements sociaux sud américains. Ainsi, le Centre péruvien d’études sociales et le Centre latino-américain d’écologie sociale viennent de publier un guide basique d’alternatives à l’extractivisme et de « transitions pour sortir du vieux développement » [16]. En cassant l’équivalence entre développement et croissance, consommation et qualité de vie, ils appellent à un changement de base productive et à un redécoupage sélectif des rapports entre globalisation et autonomie.

Les relations Chine-Amérique latine dépendent donc largement de la dispute en cours entre les mouvements populaires et les gouvernements latino-américains au pouvoir – fussent-ils progressistes –.

« Certainement », comme l’affirme Franck Gaudichaud, coordinateur de l’ouvrageVolcan latino-américain [17], « ces luttes collectives ne réussiront pas à rompre du jour au lendemain avec la logique d’extraction et de développement capitaliste (...), mais ces classes mobilisées revendiquent une transition postcapitaliste et écosocialiste possible, qui nous conduit à un nouveau paradigme, social, démocratique, environnemental et de vie » [18].

De ce nouveau paradigme dépend tout à la fois l’avenir de l’Amérique latine et des relations entre le continent et l’Empire du milieu.

 

Notes

[1] VENTURA Christophe, Chine-Amérique latine : au cœur des déséquilibres du nouveau commerce Sud-Sud, http://www.cetri.be/spip.php?article2666&lang=fr

[2] COLIN Armand, « La Chine et l’Amérique latine : le grand chambardement ? », Revue Tiers Monde, 2011/4, n°208, page 67.

[3] CEPAL, China y America Latina y el Caribe : Hacia una relacion economica y comercial estrategica, page 91, mars 2012.

[4] Chiffres repris du rapport de la CEPAL.

[5] DELCOURT Laurent, « La Chine en Afrique : enjeux et perspectives », Alternative Sud, vol. XVIII (2011) 2.

[6] SANUK, Jean, L’avènement d’un monde multipolaire : le pôle chinois, http://www.cadtm.org/IMG/pdf/Jean_Sanuk_La_montee_en_puissance_de_la_Chine.pdf

[7] BACARD RAMOS Danielly, Les relations récentes Chine – Amérique latine et leurs enjeux politico-économiques : le cas brésilien, Présentation au workshop « Chine-Amérique latine », lundi 25 juin 2012, Faculté de Droit et de science politique, Université de Liège.

[8] On entend par là, entre autre, le fait que dans certains secteurs – par exemple tout ce qui touche au textile et à la confection –, « l’inondation » du marché par des produits chinois moins chers que ceux produits localement entraîne l’éviction des produits et travailleurs locaux.

[9] CEPAL, China y America Latina y el Caribe : Hacia una relacion economica y comercial estrategica, page 96, mars 2012.

[10] SEONE José, ALGRANATI Clara et TADDEI Emilio, « Une décennie de luttes et de changements en Amérique latine », Alternative Sud, vol. XVIII (2011) 4.

[11] T. KLARE Michael, « La Chine est-elle impérialiste ? », Le Monde diplomatique, n° 702, septembre 2012, page 15.

[12] SEONE José, ALGRANATI Clara et TADDEI Emilio, « Une décennie de luttes et de changements en Amérique latine », Alternative Sud, vol. XVIII (2011) 4.

[13] GUDYANAS Eduardo, « Estado compensador y nuevos extractivismos. Las ambivalencias del progresismo sudamericano », page 130, Nueva Sociedad, n° 237, janvier-février 2012.

[14] GUDYANAS Eduardo, « Estado compensador y nuevos extractivismos. Las ambivalencias del progresismo sudamericano », page 143, Nueva Sociedad, n° 237, janvier-février 2012.

[15] Voir notamment GRAIN, Qui nourrira la Chine : L’agrobusiness ou les paysans chinois ? Les décisions de Beijing ont des répercussions mondiales, Août 2012, http://www.grain.org/qui-nourrira-la-chine-l-agrobusiness-ou-les-paysans-chinois ; et SCHNEIDER Mindi, Feeding China’s Pigs : Implications for the Environment, China’s Smallholder Farmers and Food Security, IATP, Mai 2011, http://www.iatp.org/documents/feeding-china-holder-farmers-and-food.

[16] GUDYANAS Eduardo, Hay alternativas al extractivismo. Transiciones para salir del viejo desarrollo, Magdalena del Mar, Pérou, Août 2012.

[17] Franck Gaudichaud, Le Volcan latino-américain. Gauches, mouvements sociaux et néolibéralisme en Amérique latine, Textuel, Paris, 2008.

[18] « L’Amérique Latine reste l’épicentre de l’altermondialisme », Entretien avec Franck Gaudichaud, http://www.cetri.be/spip.php?article2730&lang=es.





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