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Quel futur pour la CELAC ?

Par Eduardo Tamayo G.  |  3 février 2015     →    Version imprimable de cet article Imprimer

Le débat concernant la nature et le futur de la Communauté des Etats d’Amérique latine et de la Caraïbe (CELAC) reste ouvert alors que viennent de se conclure les travaux de son IIIè Sommet [le 29 janvier] qui a débouché sur l’adoption d’une déclaration politique, d’un plan d’action et de plusieurs déclarations spécifiques (voir les documents ci-dessous).

Plusieurs pays ont exprimé leur souhait de voir la CELAC se transformer en un organisme régional doté d’un secrétariat, d’un siège permanent et d’un statut ratifié par les différents parlements nationaux. Il s’agirait d’institutionnaliser la Communauté. D’autres membres signalent au contraire que l’organisation doit rester une instance de débats, de dialogue politique et de concertation régionale.

Ricardo Patiño, ministre des affaires étrangères de l’Equateur, pays qui assume désormais la présidence pro tempore de la CELAC pour l’année 2015, a signalé qu’aucun consensus n’avait été atteint à ce sujet entre les pays membres et que la CELAC devait conserver, dans ces conditions, son rôle d’espace de dialogue politique actuel.

Patiño a rajouté que, bien que n’étant pas dotée d’une structure institutionnelle, la CELAC constituait néanmoins un cadre dans lequel tous les pays membres avaient manifesté leur accord pour développer des actions concrètes dont l’objectif était d’améliorer les conditions de vie des populations par le biais d’une coopération intra et inter-régionales.

Le ministre de l’Equateur a cité l’exemple de coopération entre la CELAC et la Chine, qui ont mis en place une équipe de travail qui prépare les prochaines réunions entre les deux partenaires pour déterminer comment seront utilisées les ressources mises en commun, etc. Il a aussi signalé qu’il y aurait une étroite collaboration avec les organismes internationaux déjà existants comme la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL), l’Organisation latino-américaine de l’énergie (OLADE), la Banque interaméricaine de développement (BID) ou la Banque de développement de l’Amérique latine (CAF).

Pour Patiño, étant donné que la CELAC (dont les origines remontent au Groupe de Rio, créé pour favoriser des solutions politiques aux conflits en Amérique centrale) est une plateforme de dialogue politique très récente, elle doit se développer avec prudence afin de ne pas se transformer en une institution qui se contenterait de faire des déclarations et qui s’éloignerait de la vie concrète des latino-américains.

La CELAC pourrait accomplir deux desseins : assurer un porte-parolat de la région sur les sujets transversaux sur lesquels il existe un consensus entre les pays (changement climatique, désarmement, paix) et en même temps, devenir le vecteur de la mise en place de projets concrets, quantifiables et même révisables ayant un lien avec l’amélioration de la vie quotidienne des citoyens des pays membres. Ces objectifs doivent être assumés par les différents pays qui animent la présidence pro tempore de la CELAC et s’inscrire dans une vision de long terme.

Les axes de travail que propose l’Equateur pour la CELAC sont la réduction de la pauvreté et des inégalités ; le développement de la science, de la technologie, des ressources humaines, de l’innovation et de l’éducation supérieure ; le suivi commun des thématiques relatives au changement climatique et à l’écologie ; le financement pour le développement ; la correction des asymétries dans la région (pour que les populations s’intègrent et que les niveaux de développement s’équilibrent) ; le développement des infrastructures et de la connectivité au niveau régional ; le renforcement des relations au niveau inter-régional (concrétisation des dialogues instaurés avec la Chine et l’Union européenne, avec la Russie et l’Inde).

Mémoire des luttes publie les principaux documents officiels issus du IIIè Sommet de la CELAC.

  • Déclaration politique
  • Plan d’action 2015 (sécurité alimentaire, éradication de la faim et de la pauvreté, agriculture, éducation, cultures, migration, drogue, corruption, développement économique, environnement, énergie, intégration régionale, etc.)

Lire l’ensemble des déclarations spécifiques (lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, question de la dette des Etats, îles Malouines, changement climatique, fin de l’embargo contre Cuba, etc.) : http://www.celac2015.go.cr/category/cumbre/documentos/

Source : http://alainet.org/active/80464
Traduction : Luis Alberto Reygada

 

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