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Gunter Holzmann

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Théorie critique de la crise

Altérophobie, superfluité et abstraction : une société de dominations

22 juin 2017     →    Version imprimable de cet article Imprimer

 

Ce quatrième volume de la série « Théorie critique de la crise » est consacré à l’analyse de l’actualité crépusculaire qui s’incarne violemment dans le sort réservé à la masse toujours plus importante des vies indésirables, superflues que le capitalisme génère. Qu’ils soient Roms, exilés (de force), chômeurs, précaires, etc., la liste des dominés et des exclus ne cesse de s’allonger à mesure que s’impose un monde qui ne cesse de mutiler la vie, les corps, les existences…

« Universel et destruction : de l’identité à l’hétérophobie », la première partie du volume regroupe des articles qui mettent en évidence la manière dont la rationalité instrumentale capitaliste repose sur un projet mortifère fondé sur une logique d’homogénéisation, d’identité, de mêmeté profondément hostile à l’altérité et à ses manifestations vivantes. À travers sa logique instrumentale, bureaucratique, administrative et technique, le capitalisme réduit la pluralité des mondes vécus à un monde unidimensionnel ayant vocation à s’imposer dans toutes les régions du monde et à tous les individus.

« Valeur et marchandisation du monde », la deuxième partie, rassemble un corpus de textes consacré à la critique du travail et de la valeur qui prend aujourd’hui tout son sens dans le contexte de mobilisation contre la loi El Khomri. Alors que le consensus politique s’établit quant à la centralité de la catégorie travail et que le pouvoir politique cherche, par tous les moyens, à soumettre les individus à une société du travail sans travail, les propositions théoriques issues notamment de la critique de la valeur nous semblent être d’une grande acuité pour penser la crise contemporaine et la dynamique autodestructrice du capital.

« Du désastre à la désolation », dernière partie de ce numéro, s’intéresse à la question du futur vers lequel la crise nous emporte. La question lancinante qui hante ces quatre volumes et qui s’impose suite au déploiement des diverses analyses faisant état de la destruction du langage et de la culture, de l’accroissement de la barbarie et de la violence aveugle sous des formes étatiques et institutionnalisées ou sous la forme de la terreur, de la réification toujours plus avancée des différentes sphères de la vie (sexualité, connaissance et savoir, etc.), de la dévastation de l’environnement et de la nature est bien celle de l’avenir qui s’offre à nous.

 

Théorie critique de la crise. Altérophobie, superfluité et abstraction : une société de dominations, Editions Le Bord de l’eau, Paris, mai 2017, 664 pages, 35 euros.





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