Depuis la Seconde guerre mondiale et la signature, en 1943, de l’accord BRUSA (U.S-British R.I Circuit) entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne après que les services de renseignements militaires et les cryptographes de cette dernière soient parvenus à briser le code de l’armée allemande Enigma, le développement de systèmes de surveillance de masse et d’interception de données et de communications à l’échelle internationale par des Etats, en lien étroit avec les acteurs de l’industrie des technologies, n’a jamais cessé. La signature, en 1946, du British-US Communication Intelligence Agreement (UKUSA) - succédant au BRUSA, le développement des systèmes Echelon à la fin des années 1990 (démarré depuis les années 1970) et Terrorism Information Awareness (TIA) élaboré dans la foulée des attentats du World Trade Center et du Patriot Act en 2001 (lire Ignacio Ramonet, « Surveillance totale »), ou du programme de surveillance globale Prism mis en place par l’Agence nationale de sécurité (NSA) des Etats-Unis ont constitué autant d’étapes qui ont structuré, sans contre-pouvoirs démocratiques, l’emprise de la surveillance de masse planétaire.















