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Iran – Etats-Unis, vers une « entente héroïque »

Par Ignacio Ramonet  |  1er novembre 2013     →    Version imprimable de cet article Imprimer

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Avec Le Monde diplomatique en español

Entre Téhéran et Washington, les gestes de rapprochement se multiplient. Les choses vont très vite. Une nouvelle ère géopolitique s’annonce. Désormais, une solution politique semble possible pour mettre fin au conflit sur le nucléaire qui oppose, depuis plus de trente ans, l’Iran et l’Amérique. Soudain, plusieurs gestes réciproques de conciliation ont remplacé les menaces et les imprécations proférées depuis des décennies. Au point que l’opinion publique se demande comment nous sommes si vite passés d’une situation d’affrontement constant, à la perspective, désormais plausible, d’une entente rapide entre ces deux puissances.

Il y a à peine de deux mois, au début de septembre dernier, nous étions – une fois encore - au bord de la guerre au Proche-Orient. Les grands médias planétaires ne titraient que sur « l’attaque imminente  » des Etats-Unis contre la Syrie, grand allié de l’Iran, accusée d’avoir commis, le 21 août, un « massacre chimique  » dans la banlieue est de Damas.

La France, pour des raisons qui demeurent énigmatiques, se trouvait en première ligne. Prête à participer à cette attaque, y compris sans l’autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU, sans demander l’accord du Parlement français et sans attendre le rapport des experts des Nations Unies... David Cameron, premier ministre britannique, était également engagé dans ce qui apparaissait comme une nouvelle « coalition internationale  » décidée à « punir » Damas comme elle avait « puni » (avec le concours de l’OTAN), en 2011, la Libye du colonel Kadhafi... Plusieurs Etats voisins enfin - Arabie Saoudite (grand rival régional de l’Iran), Qatar, Turquie -, très engagés déjà dans la guerre civile syrienne en faveur des insurgés, appuyaient aussi le projet de « frappes aériennes ».

Tout indiquait donc qu’on se dirigeait vers un nouveau conflit. Et celui-ci, dans cette zone de tous les dangers, risquait rapidement de se transformer en conflagration régionale. Car la Russie (qui dispose d’une base navale géostratégique à Tartous, sur la côte syrienne, et fournit massivement des armes à Damas) et la Chine (au nom de la souveraineté des Etats) avaient averti qu’elles opposeraient leur veto à toute demande d’accord du Conseil de sécurité à cette attaque. De son côté, Téhéran, tout en dénonçant l’usage d’armes chimiques, redoutait l’intervention militaire, craignant que cela permette à Israël d’en profiter pour frapper l’Iran et détruire ses sites nucléaires... C’est l’ensemble donc de la poudrière proche-orientale (y compris le Liban, l’Irak, la Jordanie et la Turquie) qui menaçait d’exploser.

Et puis, soudain, sans transition, ce projet d’ « attaque imminente » fut abandonné. A la grande stupeur de tous les va-t-en guerre... Pourquoi ? Pour, au moins, pour quatre raisons.

Il y eut d’abord le refus des opinions publiques occidentales, majoritairement hostiles à un nouveau conflit dont les principaux bénéficiaires, sur le terrain, ne pouvaient être que les groupes djihadistes liés à Al Qaida. Des groupes que les Occidentaux combattent par ailleurs en Libye, au Mali, en Somalie, en Irak, au Yémen et ailleurs... Il y eut ensuite, le 29 août, l’humiliante défaite de David Cameron au Parlement britannique qui mettait hors-jeu le Royaume Uni. Il y eut après, le 31 août, la volte-face de Barack Obama qui décida, pour gagner du temps, de solliciter un feu vert du Congrès américain dont il n’avait nul besoin... Et il y eut enfin, le 5 septembre, lors du Sommet du G-20 à Saint-Pétersbourg, la proposition de Vladimir Poutine de placer sous contrôle de l’ONU et de détruire l’arsenal chimique syrien.

Cette solution (indiscutable victoire diplomatique de Moscou) arrangeait aussi bien Washington que Paris, Damas et Téhéran. Elle signifiait en revanche, paradoxalement, une défaite pour... plusieurs alliés des Etats-Unis (et ennemis de l’Iran), à savoir : l’Arabie saoudite, le Qatar et Israël.

Evidemment, une telle issue - inimaginable il y a encore deux mois – devait transformer l’atmosphère diplomatique générale et accélérer le rapprochement entre Washington et Téhéran.

En réalité, tout avait commencé le 14 juin 2013 avec l’élection à la présidence de l’Iran de Hassan Rohani qui succédait au très controversé Mahmoud Ahmadinejad. Dès son investiture, le 4 août, le nouveau président déclara qu’une étape différente démarrait et qu’il chercherait, par « le dialogue  », à sortir son pays de son isolement diplomatique et de la confrontation avec l’Occident sur la question du nucléaire. Son principal objectif : desserrer l’étau des sanctions internationales qui étranglent l’économie.

Ces sanctions sont parmi les plus dures jamais infligées à un pays en temps de paix. Depuis 2006, le Conseil de sécurité, agissant en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unies [1], a adopté quatre résolutions très contraignantes - 1737 (2006), 1747 (2007), 1803 (2008) et 1929 (2010) - en réponse aux risques de prolifération que présenterait le programme nucléaire iranien.

Ces restrictions ont été renforcées en 2012 par un embargo pétrolier et financier des Etats-Unis et de l’Union européenne, qui ont isolé l’Iran du marché mondial alors que le pays est assis sur les quatrièmes réserves mondiales de pétrole et les deuxièmes de gaz [2].

Tout cela a brutalement dégradé les conditions de vie. Environ 3,5 millions d’Iraniens sont désormais au chômage (soit 11,2% de la population active), un chiffre qui pourrait augmenter jusqu’à 8,5 millions selon le ministre de l’Economie. Le salaire minimum mensuel est d’à peine 6 millions de rials (200 dollars) alors que les prix à la consommation ont plus que doublé. Et les produits de base (riz, huile, poulet) restent trop chers. Les médicaments importés sont introuvables. Le taux annuel d’inflation est de 39%. La monnaie nationale a perdu 75 % de sa valeur en dix-huit mois. Enfin, à cause des sanctions, la production automobile s’est effondrée.

Dans ce contexte de malaise social aigu, le président Rohani a très tôt multiplié les signes de changement. Il a fait libérer une dizaine de prisonniers politiques, dont Nasrin Sotoudeh, militante des droits de l’homme. Puis il y eut, dès le 25 août, pour la première fois depuis des décennies, la visite à Téhéran d’un diplomate américain, Jeffrey Feltman, secrétaire général adjoint de l’ONU, venu officiellement examiner avec le nouveau chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, la situation en Syrie. Mais nul ne doute qu’ils ont également abordé la question des relations Iran - Etats-Unis. D’ailleurs, dans la foulée, l’insolite se produisait : Hassan Rohani et Barack Obama s’adressaient des lettres dans lesquelles ils se disaient prêts à conduire des « discussions directes  » pour tenter de trouver une « solution diplomatique  » au dossier nucléaire iranien.

A partir de là, Hassan Rohani s’est mis à dire les phrases que, depuis des années, les Occidentaux voulaient entendre.Par exemple, au cours d’un entretien à la chaîne CNN, à une question sur l’Holocauste, le président iranien déclarait : "Tout crime contre l’humanité, y compris les crimes commis par les nazis envers les juifs, est répréhensible et condamnable". C’est-à-dire le contraire exact de ce que Mahmoud Ahmadinejad avait martelé pendant huit ans. A la chaîne NBC, Rohani affirmait également : « Nous n’avons jamais cherché à obtenir une bombe nucléaire, et n’avons pas l’intention de le faire ». Enfin, dans une tribune publiée dans le Washington Post, le président iranien proposait aux Occidentaux de rechercher, par la négociation, des solutions "gagnant-gagnant".

En réponse, Barack Obama, dans son discours de l’ONU, le 24 septembre, où il a cité vingt-cinq fois l’Iran, a également dit les mots que Téhéran voulait entendre. Que les Etats-Unis « ne cherchent pas à changer le régime  » iranien, et que Washington respecte « le droit de l’Iran d’accéder à l’énergie nucléaire à des fins pacifiques  ». Surtout, pour la première fois, il n’a pas menacé l’Iran et n’a pas répété la phrase fatidique : « Toutes les options sont sur la table  ».

Dès le lendemain, le Secrétaire d’Etat américain John Kerry et le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif - pour la première fois depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays le 7 avril 1980 (après la prise d’otages à l’ambassade des Etats-Unis le 4 novembre 1979) -, tenaient une réunion diplomatique bilatérale sur la question du nucléaire iranien. Et ils se retrouvaient à Genève dès le 15 octobre à l’occasion de la réunion du Groupe des Six (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, plus l’Allemagne) chargé de suivre, dans le cadre de l’ONU, le dossier iranien.

Enfin, une rencontre « très productive  » avait lieu à Vienne entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le 30 octobre, qui permettait, selon l’Aiea et les Iraniens, dans une rare déclaration commune, des « avancées sur la question du programme nucléaire iranien, permettant d’envisager les prochaines négociations avec un certain optimisme  ». Ils ajoutaient, par ailleurs, que, « à la suite de discussions substantielles, il a été décidé qu’une nouvelle réunion se tiendrait le 11 novembre à Téhéran [3] ».

Cette atmosphère de phrases conciliantes et de petits pas dans la voie de la réconciliation [4] avait trouvé sa scénarisation la plus spectaculaire lors du désormais célèbre échange téléphonique du 27 septembre entre Barack Obama et Hassan Rohani.

Reste pourtant le noeud du problème. Washington formule trois exigences : 1) que Téhéran cesse d’enrichir l’uranium à plus de 20%, un pourcentage considéré comme relativement proche du niveau militaire. 2) que les Iraniens permettent des inspections plus poussées. 3) que l’Iran ne garde sous son contrôle que de très faibles stocks d’uranium enrichi.

De son côté, Téhéran réclame qu’on lui reconnaisse son droit à un programme atomique civil et veut obtenir un allégement des sanctions internationales qui étranglent son économie.

De part et d’autre la méfiance est grande. Lorsque, en 2006, le Conseil de sécurité de l’ONU infligea à Téhéran les premières sanctions à cause de son programme nucléaire, l’Iran ne comptait que 200 centrifugeuses pour enrichir son uranium. Ce nombre aurait été depuis, multiplié par cent, et le pays disposerait actuellement d’environ 20 000 centrifugeuses... Dont la moitié aurait été installée au cours de deux dernières années... Parmi ces dernières, un millier serait de nouvelle génération avec une capacité de production beaucoup plus forte. Ce qui permettrait à l’Iran, s’il le désirait, d’élever son uranium enrichi au niveau militaire en de très courts délais.

L’Iran serait ainsi en mesure, d’ores et déjà, d’obtenir de l’uranium suffisamment enrichi pour fabriquer une bombe en quelques mois... Mais on ignore si ce pays dispose d’une tête nucléaire pouvant être efficacement adaptée à ses missiles balistiques. A cet égard, un rapport de 2011 de l’AIEA [5] notait que l’Agence disposait de preuves que l’Iran aurait effectué, au cours des années précédentes, « des recherches importantes en vue de développer une tête nucléaire ». Selon ce même rapport, Téhéran aurait également avancé vers la mise au point d’un réacteur nucléaire à l’eau lourde capable de produire du plutonium pour fabriquer une tête nucléaire. De sorte que les Iraniens disposeraient de deux voies possibles pour construire un engin explosif atomique : celle de l’uranium et celle du plutonium. Aux yeux des puissances occidentales, ces deux voies sont des lignes rouges que Téhéran ne doit pas franchir.

L’Iran a toujours nié que son programme nucléaire aie des visées militaires. Son objectif déclaré est civil. Maîtriser la filière énergétique atomique pour pouvoir garantir son autonomie énergétique après l’épuisement des gisements d’hydrocarbures.

D’autre part, il est indéniable que Téhéran souhaite avoir sa place sur la scène internationale. Et une place qui corresponde à son rang d’ancien Empire perse, à sa taille démographique (80 millions d’habitants) et à sa situation géopolitique (carrefour entre l’Afghanistan et le Pakistan, le Caucase, le Proche-Orient et la Turquie). Les dirigeants iraniens ne peuvent que constater, avec mélancolie, la mise à l’écart de leur pays, alors que d’autres Etats de Sud (Turquie, Inde, Brésil...) émergent et jouent un rôle de plus en plus important dans la nouvelle donne internationale. Ils mesurent au délabrement de leur économie ce que leur coûte trois décennies d’hostilité américaine.

A l’inverse du gouvernement ultraconservateur israélien qui tente de torpiller ce rapprochement [6], d’autres alliés des Etats-Unis ne veulent pas être les derniers à monter dans le train de la paix. Ni, surtout, rater de juteux contrats commerciaux avec un pays de 80 millions de consommateurs... Ainsi, le Royaume Uni a immédiatement annoncé qu’il comptait rouvrir son ambassade à Téhéran et relancer les relations diplomatiques. Et, dès le 24 septembre, le président français François Hollande, s’est empressé d’être le premier dirigeant occidental à rencontrer et à serrer la main publiquement de Hassan Rohani. Il faut dire que la France a d’importants intérêts économiques à défendre en Iran. En particulier dans le domaine de l’automobile avec deux constructeurs (Renault et Peugeot) présents sur place depuis des décennies (mais qui ont dû arrêter la production en raison des sanctions). Depuis quelques mois, aussi bien Renault que Peugeot assistent avec préoccupation à l’arrivée en force des constructeurs américains, notamment General Motors.

Tout indique donc que dégel actuel va s’intensifier. L’Iran et les Etats-Unis y ont, objectivement, intérêt. L’argument de la différence abyssale entre les systèmes politiques américain et iranien ne tient pas. Les « compromis historiques  » abondent. Quel rapport politique, par exemple, entre la Chine communiste de Mao Zedong et l’Amérique capitaliste de Richard Nixon ? Aucun. Ce qui n’a pas empêché ces deux pays de normaliser leurs relations dès 1972 et d’entamer le spectaculaire rapprochement économique et commercial qui s’en est suivi. Et nous pourrions également citer le rapprochement insolite, à partir du 17 novembre 1933, de l’Amérique de Roosevelt et l’Union soviétique de Staline. Deux systèmes que tout opposait mais qui purent, ensemble, vaincre l’Allemagne hitlérienne et gagner la Seconde guerre mondiale.

Au plan géostratégique, le président Barack Obama cherche aujourd’hui à se dégager du Proche-Orient pour se tourner vers l’Asie, « zone d’avenir et de croissance  » du XXIe siècle, selon Washington. Solide depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, l’implantation des Etats-Unis au Proche-Orient se justifiait par l’existence sur cette aire géographique des principales ressources en hydrocarbures, indispensables à la machine de production américaine. Mais cela a changé depuis la découverte, aux Etats-Unis, d’importants gisements de gaz et de pétrole de schiste qui pourraient leur apporter à brève échéance une quasi autonomie énergétique.

Par ailleurs, l’état de leurs finances, après la crise de 2008, ne permet plus aux Etats-Unis d’assumer le coût considérable de leurs multiples engagements dans les guerres et conflits proche-orientaux. Négocier avec l’Iran pour qu’il abandonne tout projet nucléaire militaire, est moins coûteux qu’une guerre ruineuse. Sans compter que l’opinion publique américaine demeure hostile à l’éventualité d’un conflit contre l’Etat perse. Et que des alliés comme l’Allemagne et le Royaume Uni, vu ce qui vient de se passer avec la Syrie, n’y participeraient sans doute pas. En revanche, si un accord était trouvé, l’Iran pourrait aider à stabiliser l’ensemble du Proche-Orient, notamment en Afghanistan, en Irak, en Syrie et au Liban. Et soulager d’autant Washington.

De son côté, Téhéran a absolument besoin de cet accord pour desserrer l’étau des sanctions et réduire les difficultés quotidiennes des Iraniens. Le pays n’est pas à l’abri d’un grand soulèvement social. Concernant le nucléaire, l’Iran semble avoir compris que détenir une bombe dont il ne pourrait se servir, et se retrouver dans la situation de la Corée du Nord, n’est pas une option. Il pourrait se contenter, à l’instar du Japon, de dominer la filière technique mais demeurer au seuil du nucléaire militaire... qui resterait à sa portée [7]. Pour l’instant, tout le pousse à miser, pour sa défense, sur ses atouts militaires traditionnels, qui sont loin d’être négligeables. Par ailleurs, le statut de puissance régionale, auquel Téhéran aspire depuis toujours, passe par un accord (voire une alliance) avec les Etats-Unis, comme Israël ou la Turquie. Enfin, élément non négligeable, le temps presse pour les Iraniens ; le successeur de Barack Obama risquant de se révéler plus intransigeant.

Les obstacles ne vont pas manquer dans l’un et l’autre camp. Washington, par exemple, devra franchir l’écueil du Congrès où les amis d’Israël notamment sont nombreux. Et il faudra aussi compter sur le lobbying hostile de l’Arabie Saoudite et des autres pétro-monarchies du Golfe.

Mais le désir de l’Administration Obama est grand de marquer une avancée diplomatique majeure avec l’Iran, semblable à celle de Nixon avec la Chine en 1972.

A Téhéran aussi, les adversaires d’un accord sont puissants. Mais tout indique qu’un cycle nouveau est enclenché. A l’instar de ce qui s’est passé en Chine après la mort de Mao Zedong en 1976, ou en Union soviétique à l’époque de Mikhaïl Gorbatchev, il y a dans les profondeurs de l’Iran une poussée réformatrice qui peut trouver des relais dans le coeur même du noyau idéologique de la révolution islamique. A condition de préserver la structure du pouvoir des ayatollahs.

 La logique de l’histoire pousse donc Washington et Téhéran - qui partagent une foi commune dans le néolibéralisme économique -, vers ce qu’on pourrait appeler une « entente héroïque ».

IGNACIO RAMONET.

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Notes

[1] Ce Chapitre VII traite de l’ « action en cas de menaces contre la paix, d’atteintes à la paix ou actes d’agression ».

[2] Les exportations de pétrole ont chuté de 2,5 millions de barils/jour en 2011 à moins de 1 million selon l’Agence Internationale de l’Energie. Les recettes ont baissé de 95 milliards de dollars en 2011 à 69 milliards en 2012. Les chiffres de 2013 seront probablement inférieurs.

[3]   Les Echos, Paris, 30 octobre 2013.

[4] On pourrait ajouter, à cette liste de gestes de conciliation, la récente décision de la municipalité de Téhéran de retirer des rues de la capitale des affiches anti-américaines.

[5]  Le Monde, Paris, 9 novembre 2011.

[6] On ne comprend pas très bien pourquoi, car un accord entre Washington et Téhéran éliminerait le risque, pour Israël, d’un Iran nucléaire ; préserverait la suprématie atomique israélienne au Proche-Orient (comme le récent accord sur la Syrie préserve sa suprématie chimique) ; et lui éviterait de surcroît une guerre coûteuse et dangereuse.

[7] Les questions techniques sur lesquelles portent les négociations, on le sait, concernent spécialement le programme iranien d’enrichissement d’uranium. Washington réclame plus de latitude pour inspecter les installations iraniennes. Les Américains ne veulent pas que l’Iran enrichisse à 20% son uranium (seuil trop proche du militaire) et demandent que Téhéran remette à un pays neutre ou à une organisation internationale l’uranium déjà enrichi, afin d’être certains qu’il ne sera pas destiné à un usage militaire. Le but étant que l’Iran ne dispose en aucun cas de stock suffisant para armer –au cas où il en aurait l’intention - une bombe.





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