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L’Argentine face aux « fonds vautours »

Par Mémoire des luttes  |  21 juin 2014     →    Version imprimable de cet article Imprimer

Le 16 juin, la Cour suprême des Etats-Unis a rejeté, contre toute attente, l’examen de l’appel de l’Argentine contre sa condamnation, par un magistrat américain, Thomas Griesa, à rembourser 1,33 milliard de dollars à des « fonds vautours » (Aurelius Capital Management et Elliott Management) qui refusent la restructuration de la dette de Buenos Aires négociée entre 2005 et 2010. Cette négociation, portant sur près de 93 % ( 92,4 %) de l’ensemble des dettes contractées en 2001 – ce qui représente 81 milliards de dollars sur un total de 90 milliards – avait imposé aux investisseurs privés une réduction d’environ 70% de la valeur de leurs créances.

Les 7 % restant (qui représentent 16 milliards de dollars) appartiennent aux deux fonds spéculatifs à qui la Cour a donné raison en confirmant la décision du juge Griesa. La voie est ainsi ouverte à une possible réclamation des autres « fonds vautours » qui, eux, avaient accepté les conditions de la restructuration de la dette.

Le gouvernement argentin déplore « l’inexistence d’une volonté de négocier » de la part de la justice américaine. De son côté, le président de l’Uruguay – José Mujica – (membre du Mercosur avec l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Paraguay et le Venezuela) souhaite que cette question soit traitée au sein du Mercosur, de l’Union des nations sud-américaines (Unasur) et de l’Organisation des Etats américains (OEA).

Cette situation menace la troisième économie sud-américaine d’un défaut sur sa dette au 30 juin. Elle révèle également, une nouvelle fois, l’étendue des pouvoirs de la finance sur les Etats, décuplés lorsqu’elle reçoit l’appui d’appareils juridiques d’autres Etats ou supranationaux comme c’est le cas dans le cadre des méga-accords de libre-échange.

Mémoire des luttes publie trois articles en espagnol consacrés à cette crise, ainsi qu’un communiqué officiel de réaction du ministère de l’économie de l’Argentine.

Avec Nodal (http://www.nodal.am)

 

Illustration : Cour suprême américaine





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