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Le juge Garzón

Par Ignacio Ramonet  |  29 avril 2010     →    Version imprimable de cet article Imprimer

Article publié sur le de l’Humanité

Samedi dernier, dans une vingtaine de villes d’Espagne, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté en faveur du juge Baltasar Garzon. Ces manifestants se demandaient pourquoi la justice espagnole, qui a tant fait ces dernières années pour réprimer les crimes contre l’humanité commis dans différents pays du monde, veut inculper Garzon, le juge qui incarne le mieux, aux yeux du monde, le paradigme contemporain du principe de justice universelle ?

Ce magistrat indépendant et incorruptible qui joua un rôle capital dans l’arrestation à Londres, en 1998, du dictateur chilien Augusto Pinochet, se retrouve en effet persécuté par les héritiers du franquisme et par les corrompus de l’affaire "Gürtel", un réseau dans lequel sont impliquées des personnalités du Parti populaire (droite). Garzon risque la suspension à vie.

Plusieurs organisations ultraconservatrices ont déposé plainte contre lui auprès de la Cour suprême espagnole. Elles l’accusent d’avoir lancé une investigation concernant la "disparition forcée" - pendant et après la guerre civile espagnole - de plus de cent mil Républicains (dont les dépouilles gisent encore dans des fosses anonymes sans que leurs familles aient pu les ensevelir dignement) et sur le sort de quelque 30 000 enfants arrachés à leurs mères républicaines dans les prisons pour être remis en adoption à des familles franquistes.

Une loi d’amnistie a théoriquement prescrit en 1977 (soit avant la Constitution démocratique de 1978), les crimes commis pendant le conflit espagnol. Mais le régime franquiste fut, après la guerre, de 1939 à 1975, l’un des les plus implacables du XXe siècle qui utilisa la terreur de façon systématique et planifiée pour exterminer ses opposants. Le juge Garzon accuse le franquisme de "crimes contre l’humanité". Or ceux-ci ne peuvent être amnistiés. Il ne faut donc pas inverser les rôles. C’est le franquisme qu’il faut juger. Et pas Garzon.





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